Qu'en penser?
Plusieurs thèses sont évoquées concernant ses apparitions :
Les psychologues parlent de visions épileptiques ou d'hallucinations collectives si les temoins sont nombreux. L'hallucination proprement dite comporte une perte de lucidité, et constitue un trouble temporaire de la personnalité.
Les hallucinations visuelles sont sans doute celles qui ont le plus frappé l'imagination humaine, induit des croyances et inspiré de nombreuses légendes, poèmes et romans. Elles vont des formes les plus simples et abstraites (lueurs, points, formes géométriques) aux plus complexes (apparition d'objets, d'animaux, de personnes, de visions panoramiques et de scènes complètes, avec dialogues et interactions physiques). Certains types de visions, toutefois, apparaissent de manière répétitive. C'est le cas des hallucinations dites « lilliputiennes », peuplées de personnages ou d'animaux miniatures qui se poursuivent sur des étagères, des tables, des lits devant le sujet. Elles sont communes dans les crises d'intoxication, en particulier alcooliques.
Voir un objet qui n'existe pas, entendre un son qui n'a jamais été produit : qu'elle soit visuelle, auditive ou olfactive, l'hallucination est une forme de délire transitoire causée par le cerveau de l'homme.
Nous admettons que les choses sont telles que nous les percevons. En fait, notre représentation du monde extérieur est fausse. Elle est le produit de notre cerveau : les couleurs, les sons, par exemple, n'existent pas dans la nature tels que nous les voyons et les entendons. Nos sens ne nous donnent d'ailleurs du monde qu'une image approximative et imparfaite, en tout cas incomplète, car la perception des messages situés hors des fréquences auxquelles nos organes sont sensibles est nulle : les ultrasons, les infrasons, les radiations situées hors du spectre visuel ne nous sont connus que grâce à des appareils détecteurs.
Bref, ce que nous percevons du monde est étroitement dépendant des activités limitées de notre cerveau et de nos sens.
Un grand nombre de personnes (considérées comme "normale"), en bonne santé psychologique vont avoir des hallucinations au cours de leur vie. Elles peuvent apparaître durant les rêves lucides, avant de s'endormir (hallucinations hypnagogiques) ou au réveil (hallucinations hypnopompiques). Il est possible d'avoir de fausses perceptions: des fantômes en chair et en os, des extra-terrestres, le diable et autres personnes terrifiantes.
Les hallucinations des vivants sont puisées dans l'inconscient, dans les rêves de nos différentes étapes psychologiques.
Les sociologues parlent de légendes urbaines. Celles-ci sont fréquemment recyclées, s'adaptant aux nouveaux lieux et temps, et sont traduites d'une langue à une autre au fur et à mesure du temps.
La science en général refuse d'admettre la réalité des fantômes, faute de preuve convaincante, malgré les tentatives des chercheurs en parapsychologie ou métapsychique.
Si l'on s'appuie sur la logique, beaucoup d'incohérences dans les récits des témoins apparaîssent. Il est souvent relaté que la "Dame Blanche" prendrait place entre les deux passagers à l'arrière. En toute logique, dans un pareil cas, l'auto-stoppeur s'intalle du côté où l'on entre dans le véhicule, donc à droite et non au milieu...
Si toutefois la "Dame Blanche" s'était placée entre les deux passagers arrières (ce qui est incohérant en pleine nuit) L'un des passagers aurait forcément ressenti un contact physique, senti son odeur, entendu sa respiration, vu son visage...
Si l'apparence de cette auto-stoppeuse était réellement humaine, physique, avant de disparaître, cela implique qu'elle aurait laissé des traces telles que des empreintes digitales ou un cheveu, des fibres de tissu de ses vêtements, ce qui n'aurait pas échappé aux enquêtes des gendarmes...(si de réelles enquêtes ont été menées...)
La légende de la "Dame Blanche" serait-elle née d'hallucinations de certaines personnes et entretenue par ce que l'on qualifie de légende urbaine ? Le mystère reste entier ...