La Dame Blanche est habituellement un fantôme ou une vision féminine appartenant à une légende.


Nous sommes nombreux à avoir entendu parler d'une dame de blanc vêtue, qui fait de l'auto-stop. Différents témoignages dans le monde entier, relatent la même "légende". Les automobilistes ne l'ayant pas pris à leur bord seraient victimes d'accident alors que ceux qui auraient la bonté de la véhiculer s'en tireraient indemnes mais sans avoir pu voir son visage. Celle-ci disparaîtrait comme elle est apparue...


Qu'est-ce qu'un fantôme ? Qu'est-ce qu'une légende ?

Un fantôme est une créature surnaturelle, une vision que l'on a interprétée comme la manifestation de l'esprit d'un mort, qui serait resté prisonnier sur terre ou reviendrait de l'au-delà soit pour accomplir une vengeance, soit pour aider des proches ou pour errer éternellement sur Terre en punition de ses mauvaises actions passées.


Contrairement aux contes qui se déroulent dans le monde de l'imaginaire, les légendes ont un caractère vraisemblable et font le récit d'événements qui auraient pu avoir lieu. Les légendes se trouvent à la limite entre les connaissances factuelles et les croyances, ou l'imaginaire. La légende est racontée dans un style qui lui confère un caractère véridique: l'histoire est arrivée à une connaissance, elle s'est déroulée dans un lieu déterminé.

Les différents récits d'apparitions de la "Dame Blanche" en France :

"Le 20 mai 1981, quatre jeunes montpelliérains âgés de 17 à 25 ans décident de faire une virée à la mer. Vers 0h30, après s'être promené sur les quais de Palavas et avoir bu un verre, ils décident de rentrer.

Sur le bord de la route, juste avant le pont des Quatre-Canaux, ils aperçoivent une auto-stoppeuse d'une cinquantaine d'années, portant un imperméable ainsi qu'un foulard blancs. Ils lui proposent de l'amener jusqu'à Montpellier. Elle ne répond pas mais opine de la tête, monte à l'arrière, et s'assied entre les deux passagères. La voiture repart. La mystérieuse auto-stoppeuse ne dit toujours pas un mot.

Un kilomètre après, elle s'exclame "Attention au virage, attention au virage !". Le conducteur, surpris, lève le pied, et passe le virage sans encombre. C'est alors au tour des passagères de crier : le mystérieux personnage a disparu ! La voiture roule toujours à 90 km/h, les portes fermées...

D'abord abasourdis, les quatre amis décident d'aller tout raconter à la police. Qui, après avoir cru à une plaisanterie, se rend sur place, sans rien trouver ! Plusieurs convocations plus tard, la police, comme toutes les personnes qui les interrogent, concluent à la sincérité des jeunes : leurs témoignages ne se contredisent jamais, ils ne s'intéressent pas au spiritisme ni à aucun sujet de ce genre... Enfin, ils évitent tant que possible de parler de cette affaire."(La Gazette de Montpellier, 21 juillet 1995)


La "Dame Blanche" du Bois de Compiègne (Oise)

Entre Crépy-en-Valois et Compiègne se trouve la Forêt de Compiègne. C'est là qu'apparaîtrait la dame blanche. Elle aurait perdu son mari lors d'un accident de voiture dans un virage dangereux du bois. Il n'y a pas de période précise où l'on peut la croiser. Selon la légende, elle ferait du stop; si un automobiliste la prend dans sa voiture, une fois arrivé au virage où son mari est mort, elle hurlerait "ATTENTION" avant de disparaître. Si l'automobiliste passe sans la prendre, elle l'attendrait dans ce virage et provoquerait un accident.


La "Dame Blanche" du C.H.U. de Caen (Calvados)

Elle apparaîtrait toujours aux abords du même abris bus, sur la route de Luc-sur-Mer, juste après le centre hospitalier. C'est à la traversée du village de Mathieu que la jeune femme se montrerait angoissée. Puis, à l'entrée de Luc-sur-Mer, la jeune femme s'affolerait en hurlant : "Faites attention, le virage est traître !" Tous les témoins déclarent n'avoir pas réussit à la calmer. Une fois le virage passé, le chauffeur se retourne et constate que le siège arrière est vide.

Une jeune femme fut, en 1970, victime d'un accident de voiture mortel dans ce virage alors qu'elle revenait de Caen.


La "Dame Blanche" de Chapareillan (Isère)


En 1977, un soir de tempête, un médecin prend en autostop une jeune femme sur la Nationale 90. Silencieuse, elle s'agite au Pont-du-Furet, sa frayeur passe. Elle descend pour rejoindre à pied le domicile de ses parents. Le conducteur lui prête un parapluie et attend quelques instants. Ne la voyant pas revenir avec son parapluie, il va sonner à la porte. Un couple d'une cinquantaine d'années lui explique que ce doit être une erreur, que leur fille est décédée dans un accident de moto sur le Pont-du-Furet. Cependant, la description donnée par le médecin correspond exactement au portrait de la jeune fille décédée...


Qu'en penser?


Plusieurs thèses sont évoquées concernant ses apparitions :


Les psychologues parlent de visions épileptiques ou d'hallucinations collectives si les temoins sont nombreux. L'hallucination proprement dite comporte une perte de lucidité, et constitue un trouble temporaire de la personnalité.

Les hallucinations visuelles sont sans doute celles qui ont le plus frappé l'imagination humaine, induit des croyances et inspiré de nombreuses légendes, poèmes et romans. Elles vont des formes les plus simples et abstraites (lueurs, points, formes géométriques) aux plus complexes (apparition d'objets, d'animaux, de personnes, de visions panoramiques et de scènes complètes, avec dialogues et interactions physiques). Certains types de visions, toutefois, apparaissent de manière répétitive. C'est le cas des hallucinations dites « lilliputiennes », peuplées de personnages ou d'animaux miniatures qui se poursuivent sur des étagères, des tables, des lits devant le sujet. Elles sont communes dans les crises d'intoxication, en particulier alcooliques.

Voir un objet qui n'existe pas, entendre un son qui n'a jamais été produit : qu'elle soit visuelle, auditive ou olfactive, l'hallucination est une forme de délire transitoire causée par le cerveau de l'homme.

Nous admettons que les choses sont telles que nous les percevons. En fait, notre représentation du monde extérieur est fausse. Elle est le produit de notre cerveau : les couleurs, les sons, par exemple, n'existent pas dans la nature tels que nous les voyons et les entendons. Nos sens ne nous donnent d'ailleurs du monde qu'une image approximative et imparfaite, en tout cas incomplète, car la perception des messages situés hors des fréquences auxquelles nos organes sont sensibles est nulle : les ultrasons, les infrasons, les radiations situées hors du spectre visuel ne nous sont connus que grâce à des appareils détecteurs.

Bref, ce que nous percevons du monde est étroitement dépendant des activités limitées de notre cerveau et de nos sens.

Un grand nombre de personnes (considérées comme "normale"), en bonne santé psychologique vont avoir des hallucinations au cours de leur vie. Elles peuvent apparaître durant les rêves lucides, avant de s'endormir (hallucinations hypnagogiques) ou au réveil (hallucinations hypnopompiques). Il est possible d'avoir de fausses perceptions: des fantômes en chair et en os, des extra-terrestres, le diable et autres personnes terrifiantes.

Les hallucinations des vivants sont puisées dans l'inconscient, dans les rêves de nos différentes étapes psychologiques.

Les sociologues parlent de légendes urbaines. Celles-ci sont fréquemment recyclées, s'adaptant aux nouveaux lieux et temps, et sont traduites d'une langue à une autre au fur et à mesure du temps.

La science en général refuse d'admettre la réalité des fantômes, faute de preuve convaincante, malgré les tentatives des chercheurs en parapsychologie ou métapsychique.

Si l'on s'appuie sur la logique, beaucoup d'incohérences dans les récits des témoins apparaîssent. Il est souvent relaté que la "Dame Blanche" prendrait place entre les deux passagers à l'arrière. En toute logique, dans un pareil cas, l'auto-stoppeur s'intalle du côté où l'on entre dans le véhicule, donc à droite et non au milieu...

Si toutefois la "Dame Blanche" s'était placée entre les deux passagers arrières (ce qui est incohérant en pleine nuit) L'un des passagers aurait forcément ressenti un contact physique, senti son odeur, entendu sa respiration, vu son visage...

Si l'apparence de cette auto-stoppeuse était réellement humaine, physique, avant de disparaître, cela implique qu'elle aurait laissé des traces telles que des empreintes digitales ou un cheveu, des fibres de tissu de ses vêtements, ce qui n'aurait pas échappé aux enquêtes des gendarmes...(si de réelles enquêtes ont été menées...)