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Ce syndrome portant le nom de « Peter Pan » personnage principal de la pièce de théâtre de James William Barrie (1906, Angleterre), est caractérisé par le refus de grandir, de devenir adulte.
Classe moyenne et supérieure d’après Dan Kiley.
L’apparence physique des victimes est perçue comme agréable par leur entourage, personnes souriantes, avenantes. Le statut financier des victimes de vingt-cinq ans et plus, même lorsqu’elles sont « à l’aise », les insécurisent ce qui peut engendrer une certaine avarice. Les plus jeunes sont rarement indépendants. Ils vivent encore chez leurs parents à qui ils soutirent de l’argent en général. Les plus jeunes victimes accèdent en majeur partie à des études universitaires qu’ils terminent que rarement, toujours hésitant sur le choix de leurs orientations. Les plus âgées ressentent une insatisfaction, le regret de n’avoir pas poursuivi leurs études. En ce qui concerne l’emploi, Dan Kiley le qualifie « en dents de scie ». Les jeunes victimes ne travaillent que lorsqu’elles y sont obligées, veulent réussir mais non travailler. Les plus âgées tentent de prouver leur valeur, très excessives, elles exigent beaucoup d ‘elles-mêmes ainsi que de leur entourage professionnel, avec l’obsession d’une insatisfaction professionnelle. Dans sa famille, la victime est souvent l’aîné d’une famille traditionnelle. Les parents vivent toujours ensemble en général et sont à l’aise financièrement. Le père est généralement « un col blanc », et la mère n’est pas carriériste, travaille pour amener un peu plus d’argent dans le foyer, mais le foyer et l’éducation des enfants sont pour elles en général prioritaires. Le Profil Psychologique des victimes : D’après Dan Kiley, sept traits psychologiques dominent la vie des victimes. Présents à chaque stade de développement, ils se remarquent principalement en période de crise. La paralysie émotionnelle : La victime bloque ses émotions, ne les exprime pas telles qu’elle les ressent, souvent excessivement, elle a perdu tout contact avec ses émotions et ne sait pas ce qu ‘elle ressent réellement. Procrastination : Tendance à tout reporter au lendemain accentuée chez les jeunes victimes dont les buts sont flous. Les plus âgées se sentent coupables, compensent la « jeunesse perdue » par une hyperactivité, et ne savent pas comment se détendre.
Les victimes n’arrivent pas à lier de vraies amitiés. Ces victimes ont un grand besoin d’appartenance pour combattre la solitude. A l’adolescence, leurs impulsions prennent le dessus sur une réelle notion du bien et du mal. Plutôt que de manifester son amour et son intérêt à sa famille, chercher des amis est primordial, jusqu’à s’en « acheter ». Tout au long de sa vie, la victime a du mal a être satisfaite d’elle-même. Une fausse liberté l’empêche constamment d’accepter ses propres limitations.
Pensée magique : « Si je n’y pense pas, ça partira. » « Si je pense qu’il en sera autrement, il en sera autrement. » Ces deux citations sont caractéristiques de « la pensée magique » des victimes qui leur permet de ne pas admettre honnêtement leurs fautes et fait qu’il leur est impossible de dire : « je suis navré ». Ce processus irrationnel les protège car elles n’ont pas besoin de surmonter leur impuissance sociale et leur paralysie émotionnelle. Cela les poussent souvent à consommer et abuser des drogues car elles croent pouvoir faire disparaître leurs problèmes en
« planant ». Problèmes avec la mère : La victime désire se libérer de l’influence maternelle mais culpabilise à chaque tentative. Colère et culpabilité engendrent, envers maman, une ambivalence irrésistible. Les plus jeunes victimes font appel à la pitié de leur mère pour obtenir ce qu’elles désirent, surtout de l’argent. Elles s’emportent violemment au cours de discussions pour ensuite s’excuser avec une insistance un peu stupide. Les plus âgées ressentent moins cette ambivalence mais n’échappe pas à la culpabilité car elles sont conscientes de la souffrance de leur mère.
Problèmes avec le père : Problèmes sexuels : L’impuissance sociale de la victime se retrouve dans l’arène sexuelle. Peu de temps après sa puberté, celui qui souffre se met à chercher désespérément une petite amie, mais son immaturité et son infantilisme ont généralement pour effet d’éloigner les jeunes filles. Sa peur d’être rejeté l’oblige a dissimulé s sensibilité derrière une attitude « macho » cruel et sans cœur. Dans la plus part des cas, le sujet reste puceau jusque vingt, vingt-deux ans, ce qui l’embarrasse et le pousse à mentir. Une fois passé le cap de la virginité, le sujet réagit parfois par excès inverse, ayant des rapports sexuels avec toutes les filles qui veulent bien de lui, uniquement pour se prouver qu’il n’est pas impuissant.
Lorsqu’il s’attache à une femme, c’est pour de bon. Sa jalousie n’a de rivale que son art d’attirer la pitié de celle qui partage sa vie. Dans son rapport avec la femme, l’homme victime du syndrome de Peter Pan, ne ressent que de la colère ou voir même de la rage pour une femme indépendante. Il se sent incapable d’affronter sur un pied d’égalité une femme un tant soit peu sure d’elle, la rabaisse. Il a besoin d’une femme dépendante qu’il puisse protéger.
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